Défense des patients migrants

Appartenances-Genève et Appartenances-Vaud travaillent depuis de nombreuses années à la reconnaissance et à la concrétisation du droit à un interprète communautaire pour les patient-e-s allophones.

Après l'échec devant le Conseil national de l'initiative parlementaire de Mme Anne-Catherine Menétrez-Savary "06.428 - Droit aux soins pour les patients allophones" et celle auprès du Conseil des Etats de M. Luc Reccordon "08.3642 - Interprètes allophones dans le domaine de la santé", qui visaient toutes deux à trouver des solutions pour le remboursement des interprètes communautaires, nous avons demandé un avis de droit à Me Ariane Ayer.

Le but de cet avis de droit est de démontrer qu'un financement, même partiel, des frais d'interprètes, réduirait les coûts financiers et humains dus à une mauvaise compréhension entre thérapeutes et patient-e-s.

Le 9 novembre 2009 à Berne, à l'occasion du congrès "Interprétariat communautaire: intégration par le trialogue", l'ensemble des personnes présentes à la table ronde ont réaffirmé l'importance d'un financement des interprètes. Les représentants des offices fédéraux (OFM/OFSP) ont également dit clairement que les cantons devaient faire le nécessaire.

Les personnes invitées à cette table ronde étaient:

  • Mario Gattiker, vice-directeur à l'Office fédéral des migrations OFM
  • Gabriele Gendotti, conseiller d'Etat, directeur de l'éducation dans le canton du Tessin, vice-présidente de la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique CDIP
  • Beda Meier, délégué à l'intégration du canton de St. Gall, président de la Conférence des délégués à l'intégration CDI
  • Silvia Schenker, conseillère nationale PS de Bâle-Ville, membre de la commission parlementaire de la sécurité sociale et de la santé publique
  • Dr. Stefan Spycher, vice-directeur à l'Office fédéral de la santé publique OFSP
  • Franz Wyss, secrétaire central de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé CDS

Au vu des réponses obtenues ce jour-là, nous avons l'espoir qu'une solution soit trouvée entre la Confédération et les Cantons. Ce n'est donc pas le moment de relâcher la pression et nous allons continuer à interpeller les autorités fédérales et cantonales afin que ce droit devienne une réalité.